10 avantages de la consommation de poisson prouvés par la science

La France, avec 45,6 kilos par personne et par an, est l’un des pays où la consommation de poisson est la plus élevée au monde, avec l’Espagne, Portugal, la Norvège et le Japon. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’habitude de consommer du poisson n’est pas comparable à celle de consommer de la viande de mammifères, notamment du bœuf, dont 50 kilos sont consommés par personne et par an.

Malgré cela, la consommation de poissons, blancs et bleus, est considérée par les experts en nutrition et en santé comme l’une des sources de protéines animales les plus recommandées. Voici dix des avantages scientifiquement prouvés de la consommation de poisson qui justifient d’augmenter le poids du poisson dans votre alimentation.

1. Avantages cardiovasculaires

Grâce aux acides gras oméga-3, mais aussi à l’absence de graisses de mammifères, majoritairement saturées, la consommation régulière de poisson, qu’il soit gras ou blanc, réduit le risque d’inflammation et donc d’accidents cardiovasculaires dus à l’obstruction des veines et des artères. Pour la même raison, il contribue également à réduire la tension artérielle. La Fondation française du cœur le considère comme un produit essentiel dans notre alimentation, comme l’explique cet article.

2. Aide à maintenir un faible taux de cholestérol LDL

D’autre part, et en relation avec l’avantage précédent, les acides gras oméga-3, dans le cas du poisson gras, maintiennent le cholestérol LDL à un niveau bas en prenant leur place dans de nombreux processus impliquant la membrane cellulaire. La raison en est que les oméga-3 fluidifient la membrane cellulaire et lui permettent d’accepter l’énergie que ce cholestérol transporte, afin qu’il ne retourne pas dans le sang chargé de matières grasses. Cela réduit le risque d’obstruction des veines et des artères, qui pourrait entraîner un accident vasculaire cérébral.

3. réduction du risque de développer un diabète

Une étude réalisée en 2011 par des membres du département de médecine préventive et de santé publique  a conclu que la consommation de poisson est associée à un risque moindre de développer un diabète. Elle n’est pas la seule à arriver aux mêmes conclusions et l’explication réside dans la fluidité que les oméga-3 donnent à la membrane cellulaire, ce qui entraîne une meilleure acceptation de l’énergie fournie par l’insuline et donc ne sollicite pas le système de production d’insuline, cause ultime du diabète.

4. Effet protecteur sur le cancer du côlon

Une fois encore, les effets anti-inflammatoires des oméga-3 agissent comme protecteur de la partie finale de l’intestin, comme le certifie une étude sur les groupes d’aliments et le risque de cancer colorectal.

5. Bon pour la dépression et l’anxiété

Une étude suggère qu’un apport soutenu en acides gras oméga-3, compte tenu de l’effet préventif contre l’inflation cérébrale des lipoenzymes LOX et CYP450, qu’ils stimulent, pourrait avoir un effet protecteur contre l’anxiété et la dépression.

6. Une source de vitamines A, B1, B2, B3, B12 et E.

La consommation de poisson, blanc et gras, apporte des vitamines liposolubles A, B1, B2, B3, B12 et E. Il constitue notamment une excellente source de rétinol ou vitamine A, essentielle pour la vue, mais aussi pour de nombreuses autres fonctions.

Il stimule la production de collagène et d’acide hyaluronique, combat les rides, réduit la taille des pores et éclaircit les imperfections. Le foie est la partie la plus riche. D’autre part, de nouvelles études mettent en évidence des carences en vitamine B12 et la prévalence de la dépression.

7. Une source de vitamine D

Une autre vitamine fondamentale, la vitamine D, se trouve en abondance dans le poisson, surtout le poisson bleu, comme le saumon, les sardines et le maquereau, mais aussi dans le poisson blanc.

En effet, c’est en hiver, lorsque nous sommes moins exposés au soleil, qu’il est le plus conseillé de manger du poisson en raison de sa vitamine D, essentielle pour prévenir l’ostéoporose chez les personnes âgées.

8. Source de minéraux

D’autre part, la consommation de petits poissons, tels que les anchois, les sardines, les sonos, etc., apporte du phosphore, du potassium, du calcium, du magnésium et du sodium, ainsi que d’autres éléments, bien qu’elle puisse présenter l’inconvénient d’apporter également des métaux lourds, bien que ce ne soit pas le cas des espèces mentionnées, étant donné leur petite taille.

9. Ils constituent une source propre de protéines de haute qualité

Par « propres », nous entendons qu’ils fournissent des protéines de haute qualité, c’est-à-dire avec tous les acides aminés essentiels, mais sans les substances oxydantes et inflammatoires typiques de la viande rouge : acrylamide, nitrosamide, oxyde de triméthylamine et myoglobine, un porteur de fer hémique, qui a une grande capacité à former des radicaux libres. À cet égard, les poissons blancs et bleus sont tous deux très sains.

10. Leur viande est plus digeste que la viande rouge

Comme il a moins de collagène et moins de protéines fibreuses en général, sa viande est plus facilement hydrolysée dans notre estomac, ce qui nous évite d’avoir une digestion lourde.

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