Alimentation saine : à partir quelle quantité peut-on dire qu’il y a « trop » de sel ?

Moins de 5 grammes par adulte et par jour. C’est une cuillerée à café. C’est la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la consommation de sel. Le problème, comme nous le savons, est que cette recommandation est souvent largement dépassée par la population (en France, le chiffre est presque le double). C’est cet excès, et non la consommation elle-même, qui a des conséquences néfastes importantes pour l’organisme : la relation entre la consommation excessive de sel et les maladies cardiovasculaires est bien établie. Rien de nouveau sous le soleil. Et pourtant… comme il nous est souvent difficile d’écouter les autorités sanitaires !

Mais nous voulons essayer. Nous voulons adopter de bonnes habitudes alimentaires et réduire la quantité de sel dans nos menus. Ici, bien sûr (il n’y a pas de miracle), l’une des clés sera d’habituer progressivement le palais à des saveurs moins salées. Mais il est également très important (et vital !) de regarder dans la bonne direction…

MOINS D’ATTENTION À LA SALIÈRE, BEAUCOUP PLUS AU PANIER À PROVISIONS…

alimentation riche en sel 2

Il est curieux de voir comment, dans notre imagination, nous associons la consommation de sel à la salière. C’est-à-dire à la quantité de cette substance que nous ajoutons à nos recettes lorsque nous cuisinons. Cependant, la vérité est que ce pourcentage n’est estimé qu’entre 15 et 20 % du total du sel ingéré. Le vrai problème est le sel « caché » dans de nombreux aliments que nous achetons : saucisses, charcuterie, fromages, sauces et soupes toutes prêtes… des produits tout prêts qui sont de véritables « bombes à sel » et qui font grimper les taux recommandés. Par conséquent, l’une des meilleures façons d’éviter cela est, sans aucun doute, de faire moins attention à la salière et d’être beaucoup plus prudent et conscient du type de nourriture que nous remplissons dans nos chariots.

QUANTITÉ DE SEL : COMMENT LIRE LES ÉTIQUETTES

alimentation riche en sel

Lorsque nous sommes au supermarché, il n’est pas difficile d’identifier certains produits comme étant les « ennemis » d’un régime pauvre en sel ; par exemple, le jambon, les saucisses ou les hamburgers ultra-transformés ne sont certainement pas les meilleurs « alliés » à cet égard. Mais, même dans les produits apparemment les plus « inoffensifs » à cet égard, nous pouvons trouver des surprises. Alors, rien de tel que de prendre quelques secondes pour jeter un coup d’œil aux étiquettes. Le conseil à suivre selon le ministère de la santé ? Si un aliment contient plus d’un gramme de sel pour 100 grammes de produit, il est déjà considéré comme un niveau élevé.

Si, au lieu du sel, on regarde la quantité de sodium, il est très facile de faire l’équivalence. Il suffit de multiplier ce chiffre par 2,5. Par exemple, si l’étiquette d’un aliment indique qu’il contient 0,8 gramme de sodium pour 100 grammes de produit, nous multiplions 0,8 par 2,5, ce qui nous donne une valeur de 2. Ce produit contiendra 2 grammes de sel pour 100 grammes de produit.