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Les trois changements irréversibles que la pandémie a apportés aux entreprises et aux consommateurs

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La pandémie de Covid-19 a eu de profondes conséquences sur l’économie mondiale. Le PIB mondial devrait avoir chuté de 4,4 % en 2020, soit la plus forte contraction depuis la Grande Dépression des années 1930.

La pandémie a également provoqué un chômage généralisé et a exacerbé les inégalités préexistantes, les femmes et les travailleurs à faible revenu étant les plus durement touchés.

Au lendemain d’une crise aussi profonde pour les entreprises et les consommateurs, certaines choses ont changé de manière irréversible, et ne seront probablement plus jamais les mêmes.

Le travail à distance a changé la culture du bureau dans de nombreux secteurs, car de plus en plus d’entreprises réalisent les avantages (et les économies) des modalités de travail flexibles.

De même, l’essor du commerce électronique pendant la pandémie s’est poursuivi et devrait se poursuivre à l’avenir. Enfin, la pandémie a également entraîné une forte baisse des voyages d’affaires, les entreprises cherchant à réduire les coûts et utilisant plutôt la vidéoconférence. Les chiffres confirment que les changements induits par la « nouvelle normalité » après la pandémie seront durables :

Travailler à domicile

L’un des changements les plus notables de la pandémie est l’essor du travail à domicile. Selon une enquête récente, 42 % des travailleurs américains déclarent travailler à domicile à plein temps, tandis que 23 % supplémentaires travaillent à domicile à temps partiel.

Dans le cas de la France, selon un rapport pour le ministère des Affaires économiques et de la Transformation numérique, il est indiqué que « La France était le pays le moins préparé au télétravail, mais c’est là que cette modalité a le plus progressé ». 69 % ont commencé à télétravailler pendant la pandémie.

Selon une enquête pour le premier trimestre 2022, le télétravail dans l’emploi salarié est passé de 17 % à près de 10 % après la pandémie, mais il s’est maintenu à environ un tiers chez les indépendants.

Ces deux chiffres sont bien plus élevés qu’avant la pandémie, où trois quarts des travailleurs français n’avaient jamais télétravaillé, soit le chiffre le plus élevé de l’UE.

Malgré ce retard, le passage au télétravail semble être une tendance croissante à l’avenir. L’enquête susmentionnée indique que 83,7 % des Français souhaiteraient pratiquer le télétravail dans une certaine mesure, dont 23,6 % sur une base quotidienne.

Commerce électronique

La pandémie a accéléré une tendance qui était déjà en cours : l’abandon des magasins physiques au profit des achats en ligne. Selon une étude, le commerce électronique en France avait augmenté de 13,7 % en glissement annuel.

Bien que la pandémie ait eu un impact sur l’augmentation du nombre d’acheteurs en ligne, la tendance est toujours à la hausse. On prévoit une croissance de 17 % d’ici 2022 et, selon une étude sur le commerce électronique en France en 2022, les produits qui en sont le moteur sont principalement le divertissement et la culture, la mode, l’alimentation, les voyages et les abonnements aux plateformes de télévision.

Voyages d’affaires

Alors que l’été 2022 devait être le signe de la reprise, les voyages touristiques n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux antérieurs. Selon l’Organisation mondiale des Nations unies, le tourisme n’a retrouvé jusqu’à présent en 2022 que 60 % de son niveau de 2019. Les voyages d’affaires ont un pronostic encore plus défavorable.

Selon une étude, en 2021, le total des dépenses mondiales en matière de voyages d’affaires ne se redressera que de 5,5 % par rapport au niveau le plus bas de la pandémie en 2020.

La reprise a été interrompue par de nouvelles variantes, la guerre en Ukraine et les prix des carburants. La prévision pour 2022 est de récupérer 65% des niveaux pré-pandémiques, et une récupération complète n’est pas attendue avant 2026.

Selon le PDG de la Deutsche Bank, moins de voyages d’affaires signifie plus d’économies pour les entreprises, à un moment où la demande est moindre. Toutefois, certains affirment que Zoom ne suffit pas pour établir des relations de confiance et que des rencontres en face à face sont nécessaires.

Selon une étude, pour chaque dollar dépensé en voyages d’affaires, 12,50 dollars de recettes sont générés. L’avenir dira qui a raison.

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