Ces départements qui n'ont jamais changé de camp depuis 1945

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  • Un vote héréditaire ? Depuis 1945, certains départements n'ont jamais basculé. Leur bulletin est une madeleine de Proust.
  • Le 21 avril sarthois. La Flèche, bastion de gauche depuis la Libération, est tombée sous le RN. La carte tremble.
  • Mines rouges, vote bleu. Dans le Pas-de-Calais, le paysage politique change plus vite que le paysage minier.
  • Liévin, la claque. Analyse d'une défaite qui annonce une nouvelle géographie électorale.
  • Immigration, 118 textes. Depuis 1945, la loi change, mais le vote, lui, semble parfois immuable.
  • 80 ans de droit de vote pour les femmes. Anniversaire d'un progrès qui a aussi recomposé la carte électorale.
Ces départements qui n'ont jamais changé de camp depuis 1945
Vignette de la vidéo World at War, 09/06/2026

Mini quiz pour aller plus loin

Réponds aux trois questions pour découvrir un autre article qui te ressemble.

1. Combien de départements français n'ont jamais changé de camp politique depuis 1945 ?

  • Moins de 10
  • Entre 10 et 20
  • Plus de 20

2. Quel événement a fait basculer la ville de La Flèche (Sarthe) en 2026 ?

  • L'essor du vote RN
  • Un scandale local de corruption
  • Une fusion de communes

3. Pourquoi le vote dans le Pas-de-Calais a-t-il viré au bleu Marine ?

  • Désindustrialisation et sentiment d'abandon
  • Immigration massive récente
  • Un plan de relocalisation réussi

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World at War, 09/06/2026

On a tous un oncle qui vote pareil depuis 1945. Sauf que là, c'est tout un département. Alors que les municipales de 2026 s'annoncent comme un champ de ruines pour les sortants, une carte refait surface. Celle des départements qui n'ont jamais changé de couleur politique depuis la Libération. Un vestige de la guerre froide ou un simple biais statistique ?

Le Cantal, la Creuse et les autres : le club des immobiles

C'est un petit jeu de géographie politique qui amuse les initiés : sortir la palette des départements dont le bulletin de vote n'a pas bougé depuis soixante-dix-neuf ans. On y trouve pêle-mêle le Cantal, la Creuse, le Gers, le Lot, la Lozère et une petite brochette d'autres. Des terres où le vote semble se transmettre par voie de testament, plus que par choix rationnel. Ouest-France a remis la carte sur le tapis, et elle fait débat. Car si la France change, elle, de plus en plus vite, pourquoi ces départements résistent-ils ?

Le 21 avril sarthois, ou quand l'histoire se grippe

Mais attention, le tableau se fissure. Prenez La Flèche, dans la Sarthe. Un bastion de gauche depuis la Libération, comme le rappelle la Fondation Jean-Jaurès. Et puis là, bam : le RN conquiert la ville en 2026. Un petit séisme local qui fait trembler la carte. Car si ce type de département change, c'est que le mythe de l'immobilisme total est à réviser. Le vote héréditaire a ses limites, et le RN les exploite.

Pas-de-Calais, mines rouges, vote bleu

L'Humanité titre : « Mines virent au bleu Marine ». Dans le Pas-de-Calais, terre de lutte ouvrière, le vote RN est devenu un réflexe. L'Oise Hebdo décortique la claque de Liévin, une défaite qui annonce une nouvelle carte. La géographie électorale n'est plus celle du charbon et des luttes sociales. Elle est celle de la désindustrialisation, du sentiment d'abandon, et d'un vote qui sanctionne tout ce qui bouge, ou plutôt tout ce qui ne bouge plus.

La carte n'est qu'une photo, pas le film

Alors, que vaut vraiment cette carte des départements immaculés ? Un artefact statistique, magnifique pour les cours de géographie, mais qui masque la recomposition profonde du paysage politique. Depuis 1945, la loi sur l'immigration a changé 118 fois, les femmes votent depuis 80 ans, et le Rhône est en proie à une délinquance record. Les lignes bougent, les bascules sont de plus en plus brutales. Le vote immobile n'est plus qu'une relique, une jolie tache sur la carte avant le prochain séisme électoral.

Questions fréquentes

Quels sont les départements qui n'ont jamais changé de bord politique depuis 1945 ?

Selon les archives et les analyses d'Ouest-France, on compte principalement le Cantal (ancré à droite), la Creuse (à gauche), le Gers, le Lot, la Lozère et une dizaine d'autres. Leur stabilité tient souvent à un vote rural très identitaire, peu sensible aux batailles nationales.

Le vote héréditaire existe-t-il vraiment ?

Oui, mais il n'est pas une fatalité. La Fondation Jean-Jaurès le démontre avec La Flèche, bastion de gauche depuis la Libération qui a basculé RN en 2026. La transmission familiale du vote résiste tant qu'il n'y a pas de choc local, mais elle n'est pas gravée dans le marbre.

Pourquoi le Pas-de-Calais est-il devenu un symbole du vote RN ?

La désindustrialisation et la fermeture des mines ont créé un terreau de colère et d'abandon. L'Humanité parle de « mine bleue Marine ». Le vote ouvrier s'est déplacé. La carte de 1945 ne correspond plus à celle de 2026 : la géographie sociale et économique a changé la couleur électorale.

Sources consultées : Fondation Jean-Jaurès, L'Humanité, Oise Hebdo, Sud Ouest, Lyon Mag, Département de Seine-et-Marne, Le Monde.fr, Ouest-France