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OpenAI et Anthropic : 70% des revenus, le boom pour deux

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  • Un boom porté par deux noms, ce n'est pas une révolution, c'est un duopole qui se paie une légende.
  • Le titre « le boom n'est pas réel » est faux : le boom est très réel, il est juste réservé à OpenAI et Anthropic.
  • Les 70% cités ne prouvent pas l'absence de bulle, ils en dessinent la forme exacte.
OpenAI et Anthropic : 70% des revenus, le boom pour deux

Mini quiz : et vous, vous en êtes où ?

Trois questions, une réponse par clic et on enchaîne tout seul. À la fin, surprise.

1. Une start-up vous vend un « assistant IA révolutionnaire ». Votre premier réflexe ?

  • Je demande quel modèle tourne derrière, OpenAI ou Anthropic
  • Je teste, on verra bien
  • Je m'abonne, c'est l'avenir

2. 70% des revenus chez deux acteurs, pour vous c'est...

  • La forme exacte d'une bulle qui se concentre
  • Un marché jeune, ça se rééquilibrera
  • La preuve que ça marche du tonnerre

3. Le titre « le boom n'est pas réel », vous en pensez quoi ?

  • Une punchline pour faire des vues, à moitié vraie
  • Peut-être un fond de vérité
  • Enfin quelqu'un qui dit la vérité

Le meilleur pour la fin : on a déniché un article au hasard rien que pour vous. Vous allez adorer le lire !

🎲 Surprenez-moi, j'y vais !
Tech Unfiltered, 08/08/2026

Hier soir, j'ai compté les start-up « IA » dans ma boîte mail : neuf sur dix vendaient en réalité du OpenAI repeint.

Le 8 août 2026, la chaîne Tech Unfiltered sort une vidéo au titre tranchant : le boom de l'IA n'existe pas, puisque 70% des revenus du secteur iraient à OpenAI et Anthropic. La formule claque. Elle a tort et raison en même temps. Le boom est bien réel. Il tient juste dans deux poches, et c'est tout le problème.

Le boom n'existe pas, il a juste deux adresses

La vidéo de Tech Unfiltered, mise en ligne le 8 août 2026, tient dans une phrase. L'essor de l'IA serait une fiction, puisque 70% des revenus du secteur finiraient chez OpenAI et Anthropic. C'est faux et c'est vrai à la fois. Faux, parce que le boom est bien là. Vrai, parce qu'il tient dans deux poches. Regardez la guerre des prix lancée à coups d'annonces. Elle se joue entre deux ou trois acteurs, pas mille. Le reste du marché récite le même refrain. Il propose du gratuit pour tous et espère qu'on ne demandera pas qui paie la facture derrière. Un secteur en pleine forme ne repose pas sur deux caisses. Il ressemble à ça quand il fait semblant. On nous avait vendu une révolution ouverte et partagée. On a livré un comptoir avec deux vendeurs et une longue file d'attente. Le titre choc a raison sur le symptôme. Il se trompe sur le diagnostic. Le boom respire encore. Il respire juste pour deux.

70% de quoi, exactement

Le chiffre claque, mais il mérite quelques questions. 70% des revenus, d'accord, déclarés par qui et mesurés comment ? La vidéo ne montre pas sa copie. On la prend donc pour ce qu'elle est. Une intuition juste, habillée en statistique. Et cette intuition, tout le monde la partage. La moitié des jeunes pousses estampillées IA revendent en réalité un abonnement OpenAI avec une interface neuve. Les autres branchent Anthropic et appellent ça un produit maison. Même les alternatives sérieuses se battent pour les miettes. Mistral en France, DeepSeek, Kimi ou MiniMax côté chinois grappillent ce que les deux géants laissent tomber. On propose des modèles à moins cher, des poids ouverts (des modèles qu'on installe soi-même), qu'on fait tourner en local, parfois sur un vieux PC de gamer. Tout ça est réel. Tout ça pèse peu au chiffre d'affaires. La vraie histoire n'est pas technique, elle est comptable. Le camp de l'open source gagne des batailles d'image pendant que deux entreprises encaissent. ByteDance peut annoncer des modèles à milliers de milliards de paramètres, ça ne remplit aucune caisse. La technologie se démocratise. L'argent, lui, se concentre.

Un duopole n'est pas la preuve d'une bulle

Méfions-nous du raccourci inverse. Concentration ne veut pas dire mensonge. Deux entreprises qui raflent l'essentiel des revenus, ça peut être un marché jeune, pas encore réparti. Ça peut aussi être une bulle comme en 2000, quand quelques noms portaient un indice entier avant de s'effondrer. La différence se lit dans les comptes, pas dans les slogans. On sait déjà que le secteur avance sur une dette énorme, souvent rangée là où le bilan ne la montre pas. On sait que le lobbying à Washington bat des records, ce qui n'est jamais le geste d'une industrie tranquille. On sait que Jensen Huang défend ses clients comme on défend un placement personnel. Pendant ce temps, la Chine avance en silence. Et Alibaba se retrouve face à Anthropic sans que grand monde s'en émeuve. La vraie question n'est pas de savoir si le boom est faux. C'est de savoir combien de temps deux caisses peuvent porter un secteur qui se prend pour une civilisation.

Ce que le titre ne dit pas

Le titre de la vidéo vise le clic, et il l'obtient. « Le boom n'est pas réel », voilà une phrase qui rapporte des vues. Exactement comme les deux entreprises qu'elle vise rapportent des dollars. Ironie tranquille. La formule oublie une chose. La concentration ne se corrige pas toute seule. On la voit partout. Le procès d'Apple contre OpenAI, le milliard et demi payé par Anthropic pour ses livres piratés, la peur brandie comme argument commercial. Même la modération de nos forums et l'idée de taxer l'IA tournent autour des deux mêmes noms. Le boom est réel. Il est juste très mal partagé. Et la seule chose que ces 70% racontent vraiment, c'est le nombre de gens qui vivent en attendant les miettes.

Questions fréquentes

Faut-il croire que le boom de l'IA est un bluff ?

Non, et c'est plus gênant que ça. Le boom existe vraiment, il rapporte vraiment, sauf qu'il rapporte à deux entreprises. Le bluff n'est pas dans l'argent, il est dans le récit d'un secteur ouvert et partagé. On a confondu une révolution avec un duopole bien vendu.

Le chiffre de 70% est-il fiable ?

Prenez-le comme une intuition, pas comme une preuve. La vidéo l'avance sans montrer sa méthode, donc on ne signe pas au bas de la page. Mais tout le monde a vu la même chose : l'écrasante majorité des outils « IA » ne font que revendre OpenAI ou Anthropic. La direction est juste.

Faut-il s'inquiéter de cette concentration ?

Oui, mais pas pour les raisons habituelles. Le danger n'est pas que deux entreprises gagnent, c'est que tout un écosystème vive de leurs restes, sans marge et sans indépendance. Le jour où l'une éternue, la moitié des start-up attrape la grippe. Une filière suspendue à deux factures, ça finit rarement en douceur.

Sources consultées : Tech Unfiltered