- Midjourney, l'usine à images de synthèse, se rêve en pionnier de l'imagerie médicale.
- Un scan du corps entier en 3D, sans radiation, en 60 secondes chrono.
- Le truc se passerait dans des spas, entre le sauna et le gommage.
- « Comparable à l'IRM » : le mot comparable fait beaucoup de travail.
- Aucune étude clinique citée dans la presse française, juste de beaux rendus 3D.
- Midjourney qualifie son propre projet de « un peu bizarre et un peu fou ».
Mini quiz pour aller plus loin
Réponds aux trois questions pour découvrir un autre article qui te ressemble.
1. Midjourney promet une IRM sans radiation en 60 secondes dans un spa. Réaction ?
2. « Comparable à l'IRM », ça vous évoque quoi ?
3. Un scan corporel entre le hammam et le massage ?
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Lire l'articleMidjourney fabrique des images de synthèse. Des paysages, des portraits, des choses qui n'existent pas. Et la même société annonce un scanner du corps entier, sans radiation, en 60 secondes. Le détail qui pique : ça se passerait dans un spa, entre le sauna et le gommage. On a relu trois fois.
Du générateur d'images au scanner de spa
Midjourney, c'est le logiciel qui invente une image à partir d'une simple phrase. Une licorne sur Mars, un pape en doudoune blanche, ce genre de chose. Et puis la société change de rayon. Elle présente un appareil d'imagerie médicale, ces machines qui regardent l'intérieur du corps. Le pitch est gonflé à bloc. Premier nouveau système d'imagerie en plus de 50 ans, rien que ça. Le procédé scannerait le corps entier en trois dimensions. Pas de radiation, soixante secondes chrono. Le tout grâce aux ultrasons, le son qu'on envoie dans les tissus, et à une intelligence artificielle qui reconstruit l'image. La cible n'est pas l'hôpital. Midjourney vise les spas, ces lieux de détente avec sauna et massages. Le scan corporel entre deux soins, façon option bien-être. La société assume le grand écart sans broncher. Elle qualifie son propre projet de « un peu bizarre et un peu fou », rapporte Numerama. Au moins, la lucidité est au rendez-vous. On part d'une usine à licornes roses, on arrive à la lecture de votre foie. Le virage vaut bien qu'on s'y arrête une minute.
Comparable à l'IRM, vraiment ?
Le mot qui fait tout le travail, c'est « comparable ». Frandroid rapporte un scan « comparable à l'IRM ». Comparable, pas identique. La nuance pèse lourd. L'IRM, c'est cette grosse machine à aimant dans laquelle on glisse, longue et bruyante. Elle voit les tissus mous avec une précision redoutable. Le scanner de Midjourney, lui, marche aux ultrasons. C'est la technique de l'échographie, la sonde qu'on promène sur le ventre des femmes enceintes. Cette technologie existe depuis des décennies. Rien de neuf sous le gel. La nouveauté revendiquée tient ailleurs. L'appareil couvrirait le corps entier, en trois dimensions, dans le moindre détail, selon Presse-citron. Voilà la promesse. Balayer tout un corps aux ultrasons, automatiquement, avec une IA qui reconstruit chaque image. Sur le papier, c'est élégant. Reste la vraie question. Une échographie dépend énormément de la main qui tient la sonde et de l'œil qui interprète. Remplacer les deux par un logiciel, c'est tout l'enjeu. Aucun des articles français ne cite d'étude clinique, de validation par une agence de santé, de comparaison chiffrée avec une vraie IRM. On a une annonce, une vidéo, des rendus qui claquent. Pour un appareil censé regarder dans votre corps, j'aimerais un peu plus que « comparable ». Le bien-être adore les superlatifs. La médecine préfère les preuves.
Le spa, nouveau cabinet de radiologie ?
Le lieu choisi mérite un arrêt. Pas une clinique, pas un cabinet de radiologie. Un spa. L'endroit du peignoir et des galets chauds. Midjourney veut y poser un scanner du corps entier, dans les spas du monde entier. L'idée a un charme évident. Vous passez du hammam à l'analyse 3D, sans rendez-vous, sans blouse blanche. Le problème arrive juste après. Un scan, ça produit des images. Et des images du corps, ça s'interprète. Qui lit le résultat entre deux massages ? Que se passe-t-il quand la machine repère une zone louche ? On vous tend une serviette et un diagnostic ? Le bien-être joue de plus en plus au médecin. La montre qui compte les battements, la bague qui surveille le sommeil, et maintenant le spa qui scanne les organes. Le glissement est doux, presque agréable. Il reste un détail gênant. Voir l'intérieur d'un corps, ce n'est pas un soin de détente. C'est un acte médical. Le décor en peignoir ne change rien à l'affaire.
On attend, allongés mais prudents
Côté enthousiasme, le service est assuré. La chaîne Future Tech Pilot a posté une vidéo titrée « I can't believe how good this is », soit « je n'arrive pas à croire que ce soit aussi bon ». C'était le 17 juin 2026, la veille de ces lignes. L'extase YouTube fonctionne toujours, surtout devant des rendus 3D bien éclairés. Sauf qu'une annonce n'est pas un appareil. Pour l'instant, il n'y a pas de scanner Midjourney dans le spa au coin de la rue. Il y a une présentation, des images, et une société d'images qui promet de lire la vôtre, l'intérieure. La promesse est belle. L'idée est folle, Midjourney le dit elle-même. On veut bien s'allonger. On garde juste un œil ouvert.
Questions fréquentes
Le scanner de Midjourney remplace-t-il une IRM ?
Non, rien ne le prouve à ce jour. Midjourney parle d'un scan « comparable » à l'IRM, pas équivalent. La technologie repose sur les ultrasons, comme une échographie classique. Aucun article français ne cite d'étude clinique ni de validation par une agence de santé. Pour l'instant, c'est une annonce, pas un diagnostic.
Où pourrait-on faire ce scan ?
Dans des spas, selon Midjourney, qui vise les centres de bien-être du monde entier. L'idée est de glisser une analyse 3D du corps entre deux soins de détente, sans cabinet médical ni blouse blanche. Le concept intrigue autant qu'il dérange, et la société reconnaît elle-même son côté inhabituel.
Pourquoi parle-t-on de premier nouveau système en 50 ans ?
C'est l'argument de Midjourney, repris par des sites comme Presse-citron. La société présente son procédé comme la première grande nouveauté en imagerie médicale depuis un demi-siècle. La formule est vendeuse. Elle reste une affirmation maison, sans validation indépendante citée dans la presse française.